Vaincre le virus, combattre le libéralisme

2021-07-16  

Travailleuses, travailleurs, ne nous divisons pas autour de certains débats, au contraire, unissons-nous et combattons ensemble le capitalisme qui accroit tous les jours un peu plus les inégalités ! A la rentrée, soyons au rendez-vous !

irudia

La mise en place du « Pass sanitaire » (preuve sanitaire qui justifie de l’avancement de votre schéma vaccinal en rapport avec le temps et le type de « vaccin », ou des résultats négatifs de tests RT-PCR et antigéniques, ou positifs de plus de 11 jours et moins de 6 mois), pose à l’évidence la problématique du contrôle.

En effet, si dans le discours il semble facile qu’un employeur ordonne à un.e salarié.e d’effectuer ce contrôle, qu’en sera-t-il de la vérification de l’identité permettant de lier le Pass à la personne (usager.e, client.e) ?

Peut-on et veut-on imposer cette tache/rôle de vérification arbitraire aux salarié.e.s ?

 

Pour mémoire un agent de police municipale n’est pas autorisé à la vérification de l’identité ; chacun comprendra donc qu’un salarié.e non plus ! Cette obligation de contrôle ne peut qu’occasionner mal-être et gène au travail en plus de renforcer la divergence entre chaque individu.

Et nous n’imaginons pas la présence d’au moins un Officier de Police Judiciaire devant chaque établissement bars, cafés, hôtels, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, et dautres lieux pourront sajouter à cette liste par la suite si nécessaire, selon la situation épidémique nous indique le gouvernement français.

Nous constatons que cette mesure divise les citoyennes et citoyens, les travailleuses et les travailleurs… complique la compréhension de la vérification d’identité (sa légitimité même), interroge sur l’égalité des droits, condamne les femmes enceintes, et nombres de malades (pour qui la vaccination est déconseillée ou interdite), et renforce l’inégalité d’accès pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent utiliser les voies télématiques.

Notre organisation syndicale n’agrée pas la division des travailleuses et des travailleurs subie quand s’organise la contrainte d’une obligation vaccinale ; nous nous devons d’apprécier la proportionnalité d’un « vaccin » obligatoire.

Comment comprendre des annonces qui contredisent « l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe [qui] demande instamment aux Etats membres et à l’Union Européenne pour ce qui est de garantir un niveau élevé d’acceptation des vaccins de s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informé.e.s que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement ». 

De plus matériellement et techniquement, la mise en œuvre de ces contraintes s’annonce impossible à réaliser dans les délais impartis et stigmatise des travailleuses et des travailleurs.

Si la vaccination peut représenter un des outils sanitaires pour limiter les dégâts de l’épidémie, le gouvernement français ne peut l’imposer avec une mesure autoritaire. Alors que le système de santé pâtit d’un manque cruel de personnel, le gouvernement peut-il décemment se permettre de licencier des soignant.e..s qui ne souhaiteraient pas être vacciné.e.s ?

Macron brandit la menace du licenciement à tou.te.s les travailleuses et travailleurs qui refuseraient de se faire vacciner et annonce en même temps la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage au 1er octobre prochain (pourtant suspendu par le Conseil d’Etat).

Alors que la crise sanitaire profite aux riches, le gouvernement envisage de faire l’économie de deux milliards par an sur le dos des plus pauvres. Cette réforme plongera plusieurs milliers de travailleuses et de travailleurs déjà précaires et fragiles dans la misère, alors que le gouvernement français multiplie les cadeaux fiscaux au plus riches et verse des aides publiques au grand patronat.
Avec une baisse moyenne de 20% des allocations pour plus d’un million de travailleuses et de travailleurs privé.e.s d’emploi, le but est de les obliger d’accepter n’importe quel travail sous-payé avec de mauvaises conditions de travail et maintenir la pression sur celles et ceux qui ont encore un emploi.

Dans son allocution, Macron annonce aussi le retour de la réforme des retraites « dès que la situation sanitaire le permettra ». Nous nous sommes battu.e.s pendant plusieurs mois pour le retrait de cette réforme. Nous le savons, elle nous fera travailler plus longtemps, pour une pension indigne et enterrera définitivement le principe de solidarité entre les générations.

 

A quelques mois des présidentielles Macron enfonce le clou avec ces réformes antisociales. Covid ou non, la machine libérale et la casse sociale restent en marche. Nous devons dès à présent préparer une rentrée sous le signe de la lutte !

Travailleuses, travailleurs, ne nous divisons pas autour de certains débats, au contraire, unissons-nous et combattons ensemble le capitalisme qui accroit tous les jours un peu plus les inégalités ! A la rentrée, soyons au rendez-vous !

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